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La dialectique du calbute sale de Ovidie et Audrey Lainé


 

C'est l'histoire d'un type qui te séduit et qui, une fois qu'il a obtenu ce qu'il voulait, prend la tangente en plein milieu de la nuit en te laissant un emballage de capote au sol et son calbute sale au pied de ton lit.

"Qu'est ce que j'ai fait de mal ?
Pourquoi et comment une éjaculation peut-elle causer la disparition d'un homme ?
Pourquoi est-il parti comme ça ?
Et pourquoi il m'a laissé son calbute ?
Et pourquoi ça me met dans cet état ?
Ca veut dire quoi ?

Et dans ma tête, il y a un petit vélo qui s'est mis en marche. J'avais besoin de comprendre"

The junction de Norm Konyu

 


Lucas Jones réapparaît sur le pas de la porte de son oncle, dans sa ville natale de Medford, après 12 ans d'absence. La joie des retrouvailles laisse rapidement place aux doutes et au mystère. Où était-il passé ? Où est son père, qui a disparu au même moment ? Et surtout, comment est-il possible que Lucas soit toujours le même jeune garçon de 11 ans ? Comme l'enfant reste muet, c'est à l’inspecteur David King et à la psychologue Jean Symonds de tenter de trouver des réponses à partir des rares affaires que Lucas a rapportées - quelques Polaroid, et surtout son journal intime, récit délirant dans lequel il évoque une ville appelée Kirby Junction où des maisons surgissent brusquement de nulle part et où des gens attendent un train qui n’arrive jamais...

Après Downlands, salué unanimement par la critique française et coup de cœur de nombreux libraires, Norm Konyu propose un nouveau roman graphique jumeau de son œuvre précédente. L’intrigue teintée de surnaturel s’y développe en effet aussi au fil d’une narration gigogne - l’enquête au présent et le récit du carnet intime de Lucas qui s'enchevêtrent -, pour tisser à nouveau une réflexion poignante sur la perte d’êtres chers.

Les guerres de Lucas Episode 2 de Laurent Hopman

 


Au lendemain de la sortie du premier Star Wars, le jeune George Lucas n’est plus le rêveur farfelu que personne ne prend au sérieux. Propulsé champion du box-office, riche à millions, il a les cartes en main pour décider de son avenir. Déterminé à s’affranchir pour de bon de la dictature des studios, il fait le pari audacieux de mettre en jeu tout ce qu’il possède pour financer seul son prochain film. Une décision qui va s’avérer lourde de conséquences…

Ce deuxième volet de la trilogie Les Guerres de Lucas relate l’histoire oubliée du véritable calvaire qu’a été la production de L’Empire Contre-Attaque. Drames, conflits et accidents improbables accablent le tournage, faisant presque oublier les déboires rencontrés sur le premier film… Une descente aux enfers qui manquera de détruire Lucas, mais finira par accoucher d’un film considéré aujourd’hui comme le chef-d’œuvre de la saga.

Un roman graphique haletant, truffé de révélations où s’invite, le temps d’une parenthèse enchantée, le récit de la création d’Indiana Jones.

Tunnels de Michaël Sanlaville




 Une virée en Enfer…

Les vacances ! Enfin ! Baignades, promenades et rigolades, nous voilà ! Mais avant ça, il reste à surmonter la route et ses kilomètres de bitume. À bord du break Volvo, la famille tue le temps et les parents occupent leurs trois filles comme ils le peuvent. On plaisante, on joue, les paysages défilent et se transforment. Mila et Samantha, les deux plus jeunes, s’endorment rapidement. Jolène, l’aînée, pourrait prendre le volant afin de pratiquer sa conduite accompagnée, mais elle préfère une option plus tranquille : sa console portable. Les tunnels s’enchaînent et l’équipage roule désormais le long d’un lac vert turquoise entouré de falaises abruptes. Une ambiance étrange règne sur cette route. Le GPS a perdu son signal, l’heure du déjeuner approche et, cerise sur le gâteau, Samantha se réveille avec une envie pressante. Subitement, un bolide noir les dépasse à une vitesse phénoménale dans un vacarme assourdissant. La famille est sous le choc, d’autant qu’un deuxième les surprend à nouveau et stoppe à leur hauteur. Une silhouette noire et casquée s’extrait du véhicule en hurlant des paroles insensées. Les trois sœurs sont effrayées par ce chauffard délirant semblant tout droit sorti des enfers. Ils n’en sauront pas davantage, car l’homme, distrait par la famille, se fait faucher par un 3e monstre de métal identique aux deux autres. Après quelques kilomètres parcourus prudemment, les passagers du break Volvo doivent se rendre à l’évidence : ils sont perdus et pris au piège au beau milieu d’une poursuite infernale…
Après Lastman, San-Antonio et Banana Sioule, Michaël Sanlaville revient avec un thriller psychologique sous haute tension. Sa narration limpide et nerveuse nous plonge cette fois dans un huis clos mécanique façon Mad Max qui, passé la puissance visuelle, vire au drame familial façon Spielberg. Excusez du peu et attachez votre ceinture !

Train de nuit dans la voie lactée de Adrien Demont




 Le soir de la Fête de la Voie Lactée, en butte aux moqueries de ses camarades d’école, Giovanni part s'isoler sur une colline et s'assoupit. A son réveil, un train à vapeur en provenance du Cosmos se pose à ses côtés... Curieux, il embarque sans se douter qu'il va visiter les confins de la galaxie, en compagnie de son ami Campannella...

Akari de Marco Kohinata

 



Ayant perdu goût à la vie suite au décès de son épouse, Fumiyo Kagari, un vieil artisan vitrailliste, reçoit un jour la visite de sa petite-fille Akari, dont il n’avait plus aucune nouvelle depuis des années. La fabrication de vitraux va leur permettre de nouer des liens, jusqu’à une révélation inattendue…

Nos accords imparfaits de Gilles Marchand et Cécile Dupuis

 



Face A. Anton et Hélène vivent ensemble, dansent ensemble, écoutent de la musique ensemble, font tout ou presque ensemble : ils s'aiment. Elle est violoncelliste, il est livreur. Le temps s'écoule et, sans qu'ils ne s'en rendent compte, le silence commence à s'installer entre eux. Anton perd les mots et ne parvient plus à parler à Hélène, il ne sait plus lui dire qu'il l'aime. Il se réfugie dans sa musique et se retrouve seul dans un quotidien et un métier vide de sens. En perdant les mots, aurait-il perdu son lien à Hélène ? Se serait-il perdu lui-même ?

 Face B. Au volant d'une vieille camionnette de livraison, Anton tombe en panne et découvre un dernier colis à l'adresse mystérieuse. La destinataire n'est autre qu'Hélène. Que fait-elle dans cette ville inconnue qui n'existe sur aucune carte ? Afin de livrer son colis à tout prix, il entame un étonnant voyage vers cette ville étrange des méandres de laquelle il aura du mal à s'extirper.

Les guerres de Lucas de Laurent Hopman


Scrupuleusement fidèle à la réalité historique, méticuleusement documenté, Les Guerres de Lucas met en scène l’invraisemblable épopée de George Lucas, enfant rebelle passé à côté de la mort, prodige du nouvel Hollywood et visionnaire indomptable.

Une exploration inédite des coulisses de 
Star Wars, de l’enfer du casting au tournage cauchemardesque, où querelles entre acteurs, histoire d’amour secrète et désastres en pagaille jalonnent le quotidien. Un bourbier gigantesque dont sortira pourtant une œuvre majeure qui changera à jamais le cinéma.

Les Guerres de Lucas est une plongée en apnée dans les affres de la création, intense et poignante, mais drôle malgré tout. Making of ultime, success-story jouissive et leçon de cinéma, une ode à la magie de l’enfance et à la persévérance.

Le jour avant le bonheur de Didier Tronchet

 



Nous sommes à Naples, dans l’immédiat après-guerre. Un jeune orphelin, vit sous la protection du concierge, Don Gaetano. Il passe du temps avec lui, pour parler des années de guerre et de la libération de la ville par les Napolitains. Mais Don Gaetano possède un autre don : il lit dans les pensées des gens, et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par l’image d’une jeune fille entraperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d’une partie de football dans la cour de l’immeuble. Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l’aide de Don Gaetano...

Didier Tronchet adapte le roman d’Erri De Luca en une bande dessinée fluide et poétique, tandis que Christian Durieux recrée la cour de l’immeuble en un petit théâtre d’ombres et de lumières qui donne à cette fable une touche de merveilleux, avec un dessin élégant et mélancolique.

Knight club de Arthur de Pins


 Bienvenue au XIIe siècle, cette époque délicieuse où porter une armure en métal sous un soleil brûlant est à la mode ! Séraphine, forgeronne émérite, arpente les déserts brûlants de la Terre sainte à la recherche d'une escouade de guerriers assez téméraires ? ou inconscients ? pour protéger son village natal des croisés Francs qui menacent de revenir piller les habitants sous peu.

Après un casting rocambolesque à Jérusalem, l'armurière parvient à rassembler une équipe des plus redoutables... mais aux origines bien différentes ! La cohabitation promet d'être explosive et hilarante, entre les conflits culturels incessants et les discussions enflammées sur les tactiques guerrières, les recettes locales ou les styles vestimentaires. Mais derrière cette farce permanente, une certitude émerge : pour défendre leur village, ils devront d'abord réussir à ne pas s'entretuer. Et ça, c'est loin d'être gagné !